Super GT 500 (Sepang – Manche 4)
L’une de mes meilleures courses !
Une semaine après sa sensationnelle deuxième place aux 24 Heures du Mans, le Français rate de peu une nouvelle fois la victoire en Malaisie mais signe son meilleur résultat 2010 en Super GT. Déchaîné, le pilote de la Nissan GT-R alignée par l’écurie Motul-Autech a réussi sur le sélectif tracé de Sepang l’une des meilleures courses de sa carrière…
« Pourtant, annonce-t-il, nous n’avons pas eu tellement de chance lors des qualifs. Mon équipier Satoshi Motoyama qui doit parfaire sa connaissance des pneus Michelin était désigné par l’écurie pour disputer les qualifications. Hélas, il n’était guère chanceux lors du « Super Lap » que nous disputons avec trois voitures en piste : une dans son tour de retour au stand, une dans son tour d’entrée en piste et une qui fait son tour rapide. La voiture effectuant son tour d’entrée tombait en panne sur la piste, et Satoshi devait arrêter son tour rapide. Il se voyait naturellement offrir un nouveau tour, mais ses gommes avaient déjà pas mal souffert et il ne pouvait pas faire mieux que le 3e temps alors que la pole était à notre portée. »
Comme Motoyama avait qualifié la voiture, c’était à lui de prendre le départ depuis la 2e ligne de la grille. Malheureusement, fort peu chanceux dans le trafic, il perdait quatre places au cours de son premier relais et ramenait la voiture en 7e position.
« Je suis revenu en piste absolument déchaîné, poursuit Benoît, et je me suis mis à remonter et à doubler mes adversaires un à un. »
Désormais 2e au classement général, il fondait bientôt sur la voiture de tête et la touchait légèrement lors d’un freinage en tentant de la dépasser. La sanction était immédiate.
« J’ai écopé d’une pénalité de passage par les stands, souffle-il. Le pire est que notre adversaire était aussi sous le coup d’une pénalité pour avoir poussé un concurrent. Si je l’avais su, je serais sagement resté derrière et nous aurions tranquillement cueilli la victoire ! »
Redescendu à la 5e place, le Français ne se désunissait pas pour autant et entamait une seconde percée vers la tête. A quelques tours du but, il retrouvait la 2e place mais il n’y avait plus assez de boucles pour lui permettre d’inquiéter les nouveaux leaders.
« J’ai vraiment fait une course d’attaque, insiste-t-il. Je ne me suis jamais relâché, enchaînant 32 tours qualifs ! Après le début de saison difficile que nous avons eu, cela fait du bien de retrouver le podium. Les pneus Michelin ont bien progressé depuis Fuji et, une nouvelle fois, ils n’ont pas failli à leur réputation de gommes très efficaces quand la température est élevée. Nous prenons la deuxième place, mais derrière la GT-R de Tsugio Matsuda et Ronnie Quintarelli. Au moins, c’est une Nissan qui l’emporte… »
Au-delà du résultat, le Français trouve dans cette deuxième place d’autres sources de satisfactions personnelles.
« J’avais vraiment envi de bien faire. Les malheurs de Satoshi lors de la qualif et dans le trafic m’avaient mis la haine. Je savais que nous avions une carte à jouer malgré tout et j’étais déterminé à ne pas la laisser passer. Je n’ai pas cherché à économiser les pneus. J’ai tout donné ! »
Cette deuxième place brillamment acquise confirme aussi les gros progrès effectués par l’écurie Motul-Autech au cours des dernières semaines.
« Nous sommes sur la bonne voie, conclut Benoît. Ce sera sans doute un peu plus difficile sur les courses où la température sera plus basse mais il est certain que nous serons dans le coup lors des deux prochaines manches. »
Entre la folle semaine dans la Sarthe et les quelques jours dans la fournaise de Sepang, les prochaines aventures de Benoît-Poy – héro de la BD éponyme qui s’inspire des péripéties du Français – risquent d’être aussi inoubliables que le mois de juin 2010 de Benoît…
www.benoittreluyer.com.
ENDS.
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