« WHAT WE WANT IS TO WIN! »

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6 Hours of Shanghai – Round 8/9

While the Chinese trip – which served as the penultimate round of the 2016 FIA World Endurance Championship (November 4-6), as well as the Audi brand’s involvement in Sport-Prototype – did not match their expectations, Benoît Tréluyer and his team-mates Marcel Fässler and André Lotterer are now looking towards Bahrain to end on a high.

Despite the announcement of the four rings’ withdrawal at the end of the current season, the Audi team remained in a hard-working mindset, as it was business as usual heading into the weekend for Doctor Ullrich’s men.

“We have an extraordinary team and even after the announcement, which obviously isn’t good for anyone, everybody is still extremely motivated,” said Benoît as he arrived at the gigantic Shanghai paddock. “There is sadness in the air, one can see it when you catch each others’ eyes, but everyone is making sure not to show it. A huge amount of work has been done heading into this event.”

Unfortunately, from as early as the first free practice session, it looked like the #7 Audi R18 was suffering from a mysterious lack of performance.

“We lose a lot on the straights and on corner exit,” explained the Alençon-born driver. “We are behind the sister car, but are quite happy with the chassis set-up as it gives us good speed in the corners. We sacrificed a bit of our performance in qualifying in order to benefit from new tyres for each stint. We noticed that degradation was quite high and it was difficult to regain grip on a set of used tyres. It is a characteristic of the Shanghai International circuit, but we haven’t experienced it to this extent before.”

Despite this, confidence remained high prior to the race. On long runs the car was capable of maintaining a good pace, with the Frenchman and his team-mates keen to demonstrate its full potential.

“André struggled a bit at the start of the race,” said Benoît. “The balance of the car and the grip weren’t good. Nevertheless, he managed to stick with the leading group. His second stint was better, even if the balance issues were still there. The team tried to solve them during André’s runs and, when I climbed into the car, it was getting better. I struggled a bit during the first laps, but some new adjustments worked and I began to understand how to drive the car. My second stint was really good and we were even quicker than the #8 Audi.”

Whilst it was running at the front during the opening stages, the #8 Audi suffered a setback as they encountered a refuelling issue, experiencing a flow smaller than anticipated and dropped a lap down.

“Oliver [Jarvis] in the sister car was a lap down, whilst we were fighting with the #2 Porsche and #6 Toyota,” reported Benoît. “Even if we were a bit far back, we were hoping to make some progress. However, Oliver didn’t understand the situation and hit me when I was overtaking some GT cars.”

Twenty-five minutes were lost in the pits to repair the air jack system, which was damaged during the contact. For Tréluyer, Fässler and Lotterer, the hunt for a podium finish was over.

“It is a shame for the team,” lamented Benoît. “At the time I was not happy at all. These are things that shouldn’t happen. Nevertheless, it did happen, and we need to move forward. We all make mistakes.”

Putting that behind them, the team will travel to Bahrain in less than two weeks (November 17-19) for Audi’s final race after 18 years at the top of Endurance racing. It is a date Benoît will not want to miss.

“I hope that we can solve the problem we faced here and will be able to use the full potential of the car,” continued the triple Le Mans winner. “We were less competitive than planned this weekend whilst Porsche and Toyota were better than we anticipated. Up until now, our predictions always came out to be true. We are going to double check our calculations and analyse everything in order to arrive in the Middle East with a car that is capable of winning. On paper, the Sakhir circuit is not ideal for a car competing in our megajoule class, but as our R18 runs well when temperatures are high, we hope to be in a good position.”

For one last time, Doctor Ullrich’s men will force back their tears… at least until the chequered flag.

“What we want is to win,” concluded Benoît. “We will let the emotion get to us after the race.”[:fr]

6 Heures de Shanghai – manche 8/9

Alors que les 6 Heures de Shanghai (4-6 novembre) – pénultième manche du championnat du monde d’Endurance FIA 2016 et de l’histoire de la marque Audi en Sport-Prototype – n’ont pas répondu à leurs espérances, Benoît Tréluyer et ses équipiers Marcel Fässler et André Lotterer ont déjà le regard tourné vers Bahreïn.

En dépit de l’annonce, mercredi 26 octobre, du retrait de la marque aux anneaux au terme de la présente saison, l’ambiance est des plus studieuses dans les rangs de l’écurie Audi en ce début de week-end chinois. Pour les hommes du Docteur Ullrich, il n’est pas question de se laisser submerger par l’émotion.

« Nous avons une équipe extraordinaire et même après l’annonce qui, forcément, n’est bonne pour personne, tout le monde est extrêmement motivé, souligne Benoît en pénétrant dans le vaste paddock de Shanghai. La tristesse est là, on peut la deviner au hasard des regards que l’on croise, mais chacun s’attache à ne rien laisser paraître. En amont de l’épreuve, un travail colossal a été effectué. »

Hélas, dès les premiers essais libres, il apparait que l’Audi R18 n°7 du pilote normand et de ses équipiers souffre d’un mystérieux manque de performance.

« Nous perdons beaucoup en ligne droite, et en sortie de virage, explique le natif d’Alençon. Nous sommes derrière la voiture sœur, mais plutôt bien au niveau des réglages du châssis avec une bonne vitesse de passage en virage. C’est ce qui nous a poussés à sacrifier légèrement les qualifications pour pouvoir bénéficier de pneumatiques neufs à chaque relais.

Nous avons constaté que la dégradation est élevée et qu’il est difficile de retrouver du grip en repartant des stands avec un set de pneus déjà utilisé. Il s’agit certes d’une spécificité du Circuit International de Shanghai, mais nous n’en avions jamais fait une telle expérience auparavant. »

Malgré cela, la confiance reste de mise avant la course. Sur les longs relais, la voiture est capable de tenir le rythme et les trois amis ont à cœur de démontrer le potentiel de leur bolide.

« André a connu un peu de difficultés en début d’épreuve, confie Benoît. L’équilibre de la voiture et le grip n’étaient pas optimaux. Malgré tout, il a réussi à s’accrocher au groupe de tête. Son deuxième relais était mieux, même si les problèmes d’équilibre persistaient. L’écurie a tenté de les résorber et, quand je suis monté dans la voiture, ç’allait mieux.

J’ai eu un peu de mal lors des premiers tours mais quelques nouveaux ajustements ont fonctionné et, de mon côté, j’ai compris comment exploiter la voiture. Mon deuxième relais était très bien et nous étions même légèrement plus rapides que la n°8 de nos camarades. »

Alors qu’elle a évolué aux avant-postes en début d’épreuve, la course de l’Audi sœur est perturbée par un problème de ravitaillement avec un débit moins important que prévu, et elle évolue désormais avec un tour de retard.

« Oliver [Jarvis] était un tour derrière tandis que nous étions en train de nous battre avec la Porsche n°2 et la Toyota n°6, ajoute Tréluyer. Même si nous étions un peu loin, nous espérions continuer de progresser. Cependant, Oliver n’a pas compris la situation et m’a percuté alors que j’étais en train de doubler des GT. »

Vingt-cinq minutes sont ainsi perdues au stand pour réparer la connexion « air jack » endommagée dans le contact. Pour le trio Tréluyer-Fässler-Lotterer, la chasse au podium s’arrête là.

« C’est dommage pour le team, regrette Benoît. Sur le coup, je n’étais vraiment pas content. Ce sont des choses qui ne devraient pas se produire. Bon, c’est tout de même arrivé, et il faut passer à autre chose. Tout le monde fait des erreurs. »

D’erreurs, il ne faudra pas en commettre au Royaume de Bahreïn dans moins de deux semaines (17-19 novembre) pour ce qui sera la toute dernière course d’Audi en Endurance après 18 ans au sommet. Un rendez-vous que Benoît tient à ne surtout pas manquer.

« J’espère que nous allons résoudre le problème rencontré ici et allons pouvoir exploiter le plein potentiel de la voiture, déclare le triple vainqueur des 24 Heures du Mans. Nous étions moins bien que prévu en Chine alors que Porsche et Toyota étaient mieux que ne le laissaient supposer nos prédictions.

Jusqu’à présent, nos simulations s’étaient toujours révélées exactes. On va reprendre les calculs et tout analyser afin d’arriver au Moyen-Orient avec une voiture capable de gagner. Sur le papier, le circuit de Sakhir n’est pas idéal pour notre catégorie mégajoules mais notre R18 fonctionne bien sous des températures élevées, alors nous espérons montrer un visage compétitif. »

Une dernière fois, les hommes du Docteur Ullrich retiendront leurs larmes… au moins jusqu’au drapeau à damier.

« Ce que l’on veut, c’est gagner ! conclut Benoît. L’émotion, on la laissera nous envahir après la course ! »[:]

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